conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée et de l'action sociale

Salle presque pleine, malgré les manifestations pour une école plus attentive, pour regarder 3 films (programme 1) :

La petite école (21′), film autoproduit par Alice Voisin après 2 années d’insertion dans une école pilote de l’Éducation Nationale dans un centre d’hébergement d’urgence ou les enfants apprennent en français avant l’intégration, quelque part en France, de leurs parents réfugiés venant d’horizons différents. Un lieu ou s’exprime la joie de vivre, la joie des rencontres, de l’apprentissage, malgré l’incertitude des lendemains et la nostalgie. Le centre n’est qu’un lieu de transition.

Sacré fils (22′), de Rouben Manika : Noah porteur d’un handicap et d’un léger surpoids veut participer à un concours de poésie, son professeur de collège l’encourage, mais sa Maman refuse, hésite par peur de harcèlement sur les réseaux sociaux, un autre candidat brillant lui tendra la main et lui permettra de réaliser son rêve.

Plus complexe le film l’intérêt d’Adam (78′), film de Laura Wandel,  met en évidence l’humanité, la bienveillance d’une infirmière qui malgré une injonction de justice et un cadre stricte de travail, se prend d’intérêt pour un enfant et sa mère fusionnelle, va tenter de nouer une relation de confiance avec la maman et l’enfant, malgré ses propres problèmes familiaux, en prenant des risques pour elle et son service. 

Après deux heures de visionnement avec une attention remarquable, les réactions des spectateurs, étudiants, formateurs, professionnels, responsables départementaux, s’enchainent, se complètent pour former un patchwork des émotions et réactions que ces films ont soulevés. 

Bravo à tous les organisateurs pour cette belle et enrichissante rencontre