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conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée et de l'action sociale
Avant propos

Voici le premier numéro de notre Bulletin de liaison. Comme son titre l’indique, il s’agit de donner une fonction de liaison à ce bulletin en contribuant à l’amélioration de la connaissance du Cnahes et de sa délégation Hauts-de France, mais aussi de ses adhérents et plus globalement de ses réseaux sociaux.

Agent de liaison, ce bulletin vise à faire en sorte que cette connaissance relationnelle et dynamique des acteurs et des structures soit partie prenante, de part et d’autre, non seulement d’une circulation de l’information, mais aussi d’une opportunité de rendre accessible leurs ressources dans les domaines des pratiques, des expériences et et des engagements. Ce Bulletin de liaison se veut un espace éditorial permettant une identification des actions témoignant de la créativité des pratiques. Le but n’est pas de verser dans le mimétisme de la « com », mais de parler de notre présent, de saisir son rapport au passé, la manière dont celui-ci est mobilisé, reconstruit et rendu vivant.

Modestement et artisanalement, par la remontée de vos informations et le partage de vos expériences et engagements, il s’agira, dans cet espace de liaison, de contribuer collectivement à la transmission d’une mémoire pluraliste du patrimoine immatériel du travail social régional, des questions qui l’ont traversé, et qui continuent à le travailler, dans la perspective de ce qui est utile au présent.

Youcef Boudjémaï

 

 

Éditorial

L’art de la proximité distante…

2020… La pandémie est passée par là… les « premières lignes », travailleurs sociaux, aidants à domicile, accueillants de tous horizons, ont revêtu en silence l’étoffe des héros anonymes pour inventer, transformer et adapter au mieux leurs pratiques professionnelles. Ils ont patiemment maintenu le contact et ils ont surmonté leurs peurs légitimes pour rester en présence de « l’Autre ». A sa proximité. A son écoute.

Remonter le courant et s’affranchir de la distance. Maintenir vivant le creuset de nos relations humaines et sociales tout en sauvegardant l’indispensable empathie propre à définir les métiers de la relation. Tel était le défi imposé par le malicieux virus. Se protéger et protéger l’autre, de gestes barrières en distances éphémères, de masques portés en d’indicibles baillons, « l’Autre » attend secrète- ment son lot d’attentions et de bienveillances. D’un côté l’écran, objet numérique symbole d’une rencontre et d’un lien artificiel, et de l’autre côté, le masque, objet de tissu, symbole d’une rencontre à visages recouverts. Chacun d’eux a transformé à sa manière le regard porté vers l’Autre. Mais aussi le regard porté sur soi. Pourtant, c’est toujours le vi- sage qui atteste de l’Autre, qui parle et donne sens en lui-même. Le visage parle, c’est lui qui rend possible et commence tout discours. Devant le visage je ne reste pas seulement là, à le contempler, je lui réponds. Il est bien difficile de se taire en présence de quelqu’un, il faut parler de quelque chose, de la pluie, du beau temps, peu importe, mais il faut parler, lui répondre.

 

Le même visage devant (ou derrière) un écran, ne parle pas, il compose et organise sa mise en image, il contient et dispose de sa mise en lien. Il est beau- coup plus facile de ne pas lui répondre ou de ne rien lui dire. Il dépend à la fois de la distance qu’il fabrique et de celle dont il est l’otage. Devant l’écran, on peut s’absenter et revenir, ouvrir ou fer- mer son micro. Être ou ne pas être. Derrière son masque, il faut nécessairement hausser le ton, faire entendre sa voix prisonnière de la contrainte d’étoffe colorée. La rencontre elle-même devient différente, elle devient « autre ». Le corps tout entier se masque et limite ses accès à des gestes d’éloignements orchestrés et polis, caricatures dérisoires d’une chanson de gestes empruntée subrepticement à la commedia del arte. Quand la « déliaison » l’emporte et contraint le « lien ». Dans le « Phédon », Platon évoque une altérité in- térieure ; la dualité entre l’âme et le corps. Une dualité à mettre en perspective afin d’engager une « déliaison », un « désenchainement ». Cette « déliaison » c’est l’âme, qui à sa manière applique les gestes barrières vis-à-vis du corps. Elle prend ses distances. C’est alors que commence un long processus de travail à l’intérieur de soi, connivences et contraintes, dépendances et affranchissements, ré – sonnent comme autant de rapports complexes entretenant le « lien » entre l’âme et le corps. Liaison… déliaison…

Voilà sans doute de quoi nourrir les réflexions et encourager les inépuisables capacités d’adaptation qui forgent depuis longtemps l’expérience et les compétences inscrites durablement au cœur des métiers sociaux. Oser, risquer, se risquer à faire, s’autoriser à « être ». Se permettre de dire.

2021… la pandémie est passée par là… les « héros » retrouvent progressivement un ordinaire qu’ils ont patiemment teinté d’extraordinaire. Aux couleurs de leurs déterminations silencieuses. Nous pouvons les applaudir à voix haute. Il nous in- combe maintenant de transmettre et de porter au débat les mémoires et les expériences, ces merveilleux outils de liaison plus que jamais à notre disposition.

Gérard Lefebvre