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conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée et de l'action sociale

Le premier de ces ouvrages intitulé « L’Internationale des républiques d’enfants (1939-1955) » est paru le 27 avril 2020 aux éditions Anamosa. Co-écrit par Mathias Gardet, Samuel Boussion et Martine Ruchat, il apporte un éclairage nouveau sur le sort « de millions d’enfants, orphelins ou brutalement séparés de leurs parents recueillis dans des camps ou villages d’enfants de 1939 à 1955. Ces communautés enfantines eurent la particularité de fonctionner en auto-gestion, les enfants élisant eux même « gouvernements et tribunaux ». Pour aborder cette histoire méconnue, les historiens se sont appuyés sur de nombreux témoignages et archives. Leur ouvrage éclaire un aspect méconnu de la Seconde Guerre Mondiale et des années d’après-guerre mais aussi de l’histoire des pédagogies alternatives et des politiques humanitaires.

 

 

 

Le second de ces ouvrages intitulé « La parole est aux accusés, Histoires d’une jeunesse sous surveillance, 1950-1960 » paraitra le 23 septembre 2020 aux éditions Textuel. Co-écrit par Mathias Gardet et Véronique Blanchard , il traite « des trajectoires de douze adolescents, six filles et six garçons, aux prises avec la justice au sortir de la guerre ». Ce livre se situe à la croisé de l’Histoire sociale et de l’Histoire judiciaire. Il aborde l’histoire de chacun des adolescents par le biais de leurs dossiers administratifs ( composés par la police, les médecins, les psychologues, les assistantes sociales, la Justice etc.) mais aussi par le biais de leurs écrits, témoignages directs de leur propre histoire. Cette double entrée, offre au lecteur la possibilité de saisir les limites de ce système socio-judiciaire mais aussi d’entrevoir les conséquences de ces traitements sur les adolescents eux mêmes.

 

Les auteurs :

Véronique Blanchard est historienne, responsable du Centre d’expositions « Enfants en justice XIXe-XXe siècles » (ENPJJ). Après une thèse de doctorat intitulée « Mauvaises filles » : portraits de la déviance féminine juvénile (1945-1958), elle poursuit ses travaux sur le même thème. Elle est administratrice du CNAHES.

Samuel Boussion est historien, maître de conférence à l’Université Paris 8, où il développe ses recherches dans le cadre de l’histoire de l’éducation, notamment dans le domaine de l’éducation spécialisée, ainsi que de ses rencontres avec à la fois l’éducation nouvelle et le champ médico-psychologique (XIXe-XXe siècles). Il est administrateur du CNAHES.

Mathias Gardet est historien, professeur des universités en sciences de l’éducation à l’université Paris 8. Ses recherches portent sur les politiques sociales à l’égard de l’enfance et de la jeunesse. Il est vice-président du CNAHES.

Martine Ruchat est historienne de l’éducation, ancienne professeure à la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation (université de Genève) et membre du laboratoire d’histoire sociale et culturelle de l’éducation (LHISCE).

 

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