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conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée et de l'action sociale

« JALONS POUR UNE HISTOIRE DU HANDICAP. NOMMER, CLASSER POUR INCLURE ? » – Actes de la journée nationale d’étude du CNAHES de Lyon du 21 mai 2014.

Éditeur CNAHES, Délégation régionale Rhône-Alpes, mars 2015. 80 p. 8 € port compris.

Établir votre chèque à l’ordre de : CNAHES Rhône-Alpes.

Adressez votre command à : Hélène BORIE, Déléguée CNAHES Rhône-Alpes, 57 rue de la Thibaudière, 69007 – LYON.

* Vous pouvez aussi vous adresser à Jacques BERGERET, délégué CNAHES-Lorraine qui assure pour la Lorraine un dépôt vente sans frais de port à 5 € (contact : cnahes.lorraine@free.fr).

De tout temps, ceux que l’on a appelés suivant les époques monstres, infirmes, ratés, déficients, débiles, puis inadaptés, handicapés et aujourd’hui « personnes en situation de handicap », ont suscité malaises, craintes, peurs diverses. Des « infirmes » aux porteurs de « handicap » en passant par les « inadaptés », comment, en catégorisant tous ceux qui ne pouvaient vivre indépendants pour des raisons physiques, mentales (et aussi sociales), a-t-on éloigné, puis protégé, assisté, pris en charge, éduqué, accompagné, ces populations fragiles ? Pourquoi et comment les a-t-on nommées et catégorisées ?

Par une plongée dans l’histoire, surtout centrée sur le dernier siècle, nous nous attardons sur l’évolution des nominations au XX° siècle qui entraînent l’émergence de nouvelles figures et de nouveaux traitements déterminés par les politiques sociales et l’évolutif des connaissances en médecine, psychiatrie, psychologie et pédagogie.

Enfin, nous nous interrogeons sur l’adoption depuis plus de 50 ans de ce paradigme du « handicap », sur ce qu’il recouvre et surtout sur les évolutions depuis la loi de 1975, les changements produits et les réorientations conséquentes avec les lois de 2002 et 2005. La prise en compte, au moins théorique, de la parole des « usagers », entraîne-t-elle, au sein du secteur médico-social, une érosion de la catégorisation ou au contraire une individualisation sans fin des « étiquettes » ?

La table ronde qui donne la parole à des professionnels permet de percevoir quels effets ces transformations ont pu avoir sur les pratiques professionnelles depuis les années 1970.

En déconstruisant les catégories, en les dénaturalisant, cette journée essaie de montrer que ces catégories ne sont que des outils. Et que la question reste, plus que jamais, de savoir si l’on s’adresse à des sujets à part entière, ayant besoin de l’aide de la collectivité pour compenser leurs difficultés, ou à des usagers de services à la personne soumis aux lois du marché, de la compétition et de la rentabilité ?