conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée et de l'action sociale

Le 16 décembre 2025, Amélie Rabine-Lemaitre soutenait sa thèse de doctorat en histoire {« à l’ombre des jeunes filles déchues ». Trajectoires et mémoires d’adolescentes placées en internat de rééducation (1945- 2025)}, devant une assemblée venue nombreuse pour l’occasion, et parmi elle, quelques éminents représentants du CNAHES.

Résultat d’un travail de neuf années, cette thèse s’est appuyée sur un important travail de collecte de témoignages oraux (33 témoins, 51 entretiens) qui a bénéficié du soutien du CNAHES via le fonds de dotation Françoise Tétard.

À travers sa recherche à la confluence entre l’histoire et l’anthropologie, la chercheuse, Amélie Rabine-Lemaitre, a souhaité intercepter les murmures, capter l’implicite derrière les archives officielles, dont les témoignages des « filles de justice », pour reprendre l’expression de Françoise Tétard, ont constitué le terreau, afin de tenter d’apporter un nouvel éclairage à l’histoire de la jeunesse féminine incarcérée. Au total, 127 heures d’entretiens ont été réalisés dans toute la France avec d’anciennes jeunes filles institutionnalisées, anciennes professionnelles du secteur de l’Éducation surveillée et descendantes de jeunes filles placées.

La vocation de cette collecte de témoignages n’est pas seulement doctorale, elle doit faire l’objet, à terme, d’un versement en vue de sa patrimonialisation, que le CNAHES ne manquera pas de signaler.

Photo haut : Hubert de Lartigue ;                photo bas : Bernard Heckel ;                      montage : Daniel Dupied

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