conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée et de l'action sociale

Trombinoscope


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  • Roland Assathiany

    1910 - 2008

    Roland Assathiany est né le 2 septembre 1910 à Genève (Suisse). Il obtient une licence de droit à Paris en 1932. Longtemps très actif dans le scoutisme unioniste (protestant), il est aussi proche du mouvement quaker et du CLAJ, mouvement laïque des auberges de jeunesse. Il est, entre 1929 et 1950, responsable du cercle international de la jeunesse pour l\\\'accueil d\\\'étudiants étrangers. Entre 1932 et 1935, il fait fonction d\\\'assistant de service social près du Tribunal pour enfants de la Seine, rue du Pot de fer, future association Olga Spitzer. Fin 1943, il commence à travailler au commissariat général à la Famille et est nommé à Lille en tant que délégué régional adjoint. En 1945 il est nommé à Paris comme inspecteur à la Population. En 1946-1947, il assure la direction du Chalet international des étudiants de Combloux, destiné aux étudiants victimes de la guerre. En 1947, retour à l\\\'administration de la Santé Publique qu\\\'il ne quittera plus jusqu\\\'à sa retraite en 1976. Il sera assez rapidement nommé directeur adjoint des Affaires sanitaires et sociales, puis finalement directeur en 1975. Il est difficile de dénombrer les associations, écoles ou instituts, existants ou disparus du secteur social dont il fut administrateur ou président.
     
    Source : portail Enfants en justice (www.enfantsenjustice.fr), rubrique \\\"Trombinoscope\\\".
    Voir aussi : le répertoire de son fonds d\\\'archives (avec quelques témoignages en introduction).
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  • Gilbert Cesbron

    1913 - 1979

    Gilbert Cesbron est né à Paris en 1913. Après des études au lycée Condorcet, puis à l’École des sciences politiques, il se destine au Conseil d’État, mais en 1936 pour « obliger un ami qui devait subir une opération, il entre provisoirement au service d’une station de Radio ». C’est le début d’une longue carrière comme directeur des programmes à Radio-Luxembourg, puis RTL. Parallèlement, il débute comme écrivain d’inspiration chrétienne par un recueil de poèmes : Torrent. Son premier roman paraît en Suisse : Les Innocents de Paris, en 1944, et obtient un véritable succès qui lui offrira le prix de la Guilde du livre, la même année. Sa notoriété s’affirme en 1948 avec Notre prison est un royaume qui reçut le prix Sainte-Beuve, ainsi qu’avec sa pièce la plus célèbre, également adaptée à la radio et à l’écran : Il est minuit, docteur Schweitzer. Il enchaîne les best-sellers avec Les saints vont en enfer, sur les prêtres ouvriers (1952, 1.648.000 exemplaires vendus) et surtout Chiens perdus sans collier (1954, 3.982.000 ex. vendus) qui suit la destinée de plusieurs enfants aux prises avec la justice des mineurs. Ces derniers sont notamment confrontés au juge des enfants, M. Lamy, aux allures de bon père de famille, qui s’inspire du vrai personnage de Jean Chazal de Mauriac. Le livre, devenu une référence pour les futurs éducateurs, est adapté à l’écran la même année par Jean Delannoy. En 1972, il se tourne vers l’action sociale et se trouve à la tête d’oeuvres humanitaires, devenant notamment secrétaire général du Secours catholique français. En 1977, il est invité par Bernard Pivot dans l’émission Ah vous écrivez ! pour commenter son livre Moi aussi je vous aimais sur l’histoire d’un enfant débile léger, abandonné par sa mère, orphelin de père qui se suicide en ayant légué son coeur, lequel coeur va être greffé à un homme riche qui va adopter l’enfant. Bernard Pivot se permettra de se montrer ironique : « Ça fait un peu mélo ! ». Gilbert Cesbron reçoit en 1978 le Prix de la ville de Paris pour l’ensemble de son oeuvre et meurt le 13 août 1979, à l’âge de 66 ans
    Source : portail Enfants en justice (www.enfantsenjustice.fr).
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  • Jean Chazal

    1907 - 1991

    Jean Chazal naît au Puy en 1907. Il entre dans la carrière judiciaire comme son père Jules Chazal de Mauriac, qui terminera ses fonctions comme président du Tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand. Après avoir exercé depuis 1931 les fonctions de juge, de substitut puis de procureur dans différents tribunaux auvergnats puis à Nevers, Jean Chazal se trouve en 1943 détaché par le ministère de la Justice auprès du Dr Grasset, secrétaire d’Etat à la Santé et à la Famille, pour diriger la coordination des administrations concourant à la « sauvegarde » de l’enfance déficiente et en danger moral. Il est secondé dans cette tâche par un major de l’Armée du Salut, Charles Péan, et une juriste sous-chef de bureau, Françoise Liévois. Délégué au Tribunal de la Seine en 1944, il devient en 1945 l’un des tout premiers juges des enfants. Loin de se cantonner à ces fonctions, Jean Chazal s\\\'investit au contraire dans des associations spécialisées, dans l’enseignement et dans l’écriture d’ouvrages de vulgarisation. Il est notamment président, puis président d’honneur de l’ARPSEA (Association régionale parisienne de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence), président de 1954 à 1958, puis président d’honneur de l’Association internationale des juges des enfants (qui deviendra en 1978 l’AIMJ, Association internationale des magistrats de la jeunesse), administrateur de l’Association française de criminologie. Il intervient à l’Institut de Criminologie de l’université Paris II, participe à l’élaboration des programmes de la nouvelle école de cadres rééducateurs de Montesson, prend la parole au cours de multiples séminaires, colloques et congrès. Sur le terrain, il impulse notamment en 1950 l’un des premiers foyers de semi-liberté à Vitry-sur-Seine. Son amitié avec l’écrivain Gilbert Cesbron lui vaut d’être campé dans le personnage du juge du roman Chiens perdus sans collier, paru en 1954. Le roman sera adapté en film l’année suivante par Jean Delannoy, avec Jean Gabin dans le rôle du magistrat. En 1957, Jean Chazal entre à la Cour d’appel de Paris comme conseiller puis président de chambre. Il est nommé en 1966 conseiller à la Cour de Cassation, fonction qu’il conserve jusqu’à sa retraite en 1977. Il est fait chevalier, puis officier de la Légion d’honneur en 1960.
    Texte : Sylvain Cid.
    Source : portail Enfants en justice (www.enfantsenjustice.fr).

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